
Le manque de mise de fonds est le principal obstacle à l’achat d’une première propriété, mais la solution n’est pas forcément d’épargner plus, mais d’utiliser l’impôt à votre avantage.
- Le prêt REER temporaire permet de générer un retour d’impôt immédiat qui devient une partie concrète de votre mise de fonds.
- Le RAP n’est qu’un outil parmi d’autres ; sa puissance est décuplée lorsqu’il est coordonné avec le CELIAPP et les fonds de travailleurs (FTQ/Fondaction).
Recommandation : Abordez votre mise de fonds non pas comme une somme à épargner, mais comme un écosystème financier à construire en orchestrant astucieusement ces différents leviers fiscaux québécois.
Pour de nombreux premiers acheteurs québécois entre 25 et 35 ans, l’équation semble impossible. Les prix de l’immobilier grimpent, et la mise de fonds requise ressemble à une montagne insurmontable. Vous entendez parler du Régime d’accession à la propriété (RAP), du CELIAPP, peut-être même des fonds de travailleurs, mais ces outils sont souvent perçus comme des silos, des comptes d’épargne distincts qu’il faut péniblement remplir dollar par dollar.
Cette approche est non seulement lente, mais elle passe à côté de l’essentiel. Et si la véritable astuce n’était pas d’épargner plus, mais d’orchestrer ces outils pour que votre futur retour d’impôt finance votre achat dès aujourd’hui ? C’est le principe de l’ingénierie fiscale appliquée à l’accession à la propriété. Il ne s’agit plus de subir la fiscalité, mais de l’utiliser comme un levier actif pour générer du capital. Le RAP, dans cette optique, n’est plus un simple droit de retrait, mais la pièce maîtresse d’une stratégie pour transformer une dette fiscale future en argent comptant immédiat.
Cet article va au-delà de la simple description des mécanismes. Nous allons décortiquer, étape par étape, les stratégies et les arbitrages à faire pour maximiser votre mise de fonds. De l’utilisation du prêt REER pour créer un retour d’impôt « sur demande », à la décision de rembourser ou non votre RAP, en passant par la combinaison explosive avec le CELIAPP, vous découvrirez comment bâtir un véritable écosystème financier au service de votre projet immobilier.
Pour naviguer efficacement à travers ces stratégies d’optimisation, voici le plan que nous allons suivre. Ce guide vous donnera les clés pour prendre les décisions les plus astucieuses en fonction de votre situation.
Sommaire : Votre feuille de route pour bâtir votre mise de fonds avec le RAP et autres leviers
- Comment faire un prêt REER temporaire pour générer un retour d’impôt immédiat ?
- Faut-il rembourser votre RAP ou laisser le montant s’ajouter à votre revenu imposable ?
- Comment utiliser 120 000 $ à deux pour acheter votre premier duplex ?
- L’erreur de devenir propriétaire 30 jours trop tôt qui annule votre droit au RAP
- Quand pouvez-vous « Rapper » une deuxième fois après un divorce ?
- Comment réduire vos impôts de 30% grâce aux fonds de solidarité (FTQ/Fondaction) ?
- Faut-il vider vos REER pour atteindre le 20% de mise de fonds ?
- Comment accumuler 40 000 $ à l’abri de l’impôt pour votre première maison avec le CELIAPP ?
Comment faire un prêt REER temporaire pour générer un retour d’impôt immédiat ?
Voici l’astuce la plus puissante et la moins connue pour amplifier votre mise de fonds : le prêt REER. Le concept est contre-intuitif mais redoutablement efficace. Il ne s’agit pas de s’endetter, mais d’utiliser un emprunt à très court terme pour déclencher un retour d’impôt qui, lui, devient une partie de votre apport. En somme, vous faites en sorte que le gouvernement vous avance une partie de votre mise de fonds. La stratégie repose sur une séquence précise : vous empruntez une somme à votre institution financière que vous déposez immédiatement dans votre REER. Cette cotisation génère une déduction fiscale importante.
Vous produisez ensuite votre déclaration de revenus et obtenez un remboursement d’impôt substantiel. Après avoir respecté le délai légal de 90 jours où les fonds doivent rester dans le compte, vous retirez la somme initialement déposée via le RAP. Le retour d’impôt que vous avez reçu, combiné aux fonds « RAPpés », constitue votre mise de fonds. Il ne vous reste plus qu’à rembourser le prêt REER initial, souvent avec une partie du retour d’impôt lui-même. C’est une véritable opération d’ingénierie fiscale qui crée du capital à partir de rien, ou plus précisément, à partir de votre future économie d’impôt. Avec la nouvelle limite, le montant maximal du RAP est de 60 000 $ par personne pour les retraits effectués après le 16 avril 2024.
Votre plan d’action pour le prêt REER : chronologie sur 6 mois
- Négociation du prêt (Janvier) : Approchez votre institution financière pour un prêt REER, en expliquant clairement votre stratégie d’achat immobilier.
- Dépôt et attente (Février) : Déposez la somme empruntée dans votre REER. Le compte à rebours de 90 jours commence. C’est une période incompressible.
- Déclaration fiscale (Mars) : Produisez votre déclaration de revenus le plus tôt possible pour réclamer la déduction REER et accélérer votre remboursement d’impôt.
- Retrait RAP (Mai) : Une fois les 90 jours passés, remplissez le formulaire T1036 de l’ARC pour retirer les fonds de votre REER dans le cadre du RAP.
- Consolidation de la mise de fonds (Juin) : Utilisez le retour d’impôt reçu et le montant du RAP pour constituer votre apport final pour le notaire.
Cette manœuvre demande de la rigueur et une bonne planification, mais elle peut faire la différence entre pouvoir acheter et rester sur la touche.
Faut-il rembourser votre RAP ou laisser le montant s’ajouter à votre revenu imposable ?
Une fois propriétaire, une question se pose : que faire de l’obligation de remboursement du RAP ? La réponse standard est de rembourser systématiquement 1/15e du montant retiré chaque année. Cependant, un choix stratégique existe : ne pas rembourser et laisser ce 1/15e s’ajouter à votre revenu imposable pour l’année. Cette décision n’est pas une « erreur » mais un arbitrage financier. Rembourser le RAP signifie reconstituer votre épargne-retraite à l’abri de l’impôt. Ne pas le faire libère du capital que vous pouvez investir ailleurs, mais vous paierez de l’impôt sur la somme ajoutée à votre revenu.
Le choix dépend de votre situation. Si votre taux marginal d’imposition est bas (début de carrière, congé parental), l’impact fiscal de l’ajout au revenu sera faible. L’argent non utilisé pour le remboursement pourrait alors être investi dans un CELI ou un CELIAPP, où les rendements sont non imposables. À l’inverse, si vous anticipez une forte hausse de revenus, il est plus judicieux de rembourser le RAP pour éviter que le 1/15e soit imposé à un taux marginal élevé. L’impact sur les prestations gouvernementales, comme l’Allocation famille au Québec, est aussi à considérer, car un revenu plus élevé peut les réduire.
Ce tableau comparatif, inspiré des analyses de la Banque Nationale du Canada, synthétise les implications de chaque option.
| Critère | Remboursement du RAP | Inclusion au revenu |
|---|---|---|
| Montant annuel | 1/15e du montant retiré | 1/15e ajouté au revenu imposable |
| Impact fiscal immédiat | Aucun | Impôt sur le montant inclus |
| Flexibilité | Obligation sur 15 ans | Liberté d’investir ailleurs |
| Impact prestations | Aucun | Peut réduire l’Allocation famille |
Cette visualisation illustre les deux trajectoires financières sur le long terme : un chemin stable et prévisible avec le remboursement, et un chemin plus variable mais potentiellement plus rentable avec la stratégie d’inclusion au revenu.

La décision n’est donc pas morale mais mathématique, et elle doit être réévaluée chaque année en fonction de votre situation financière et de vos objectifs.
Pensez au RAP non pas comme une dette à rembourser à tout prix, mais comme un prêt à 0% du gouvernement que vous pouvez gérer de manière stratégique.
Comment utiliser 120 000 $ à deux pour acheter votre premier duplex ?
L’achat d’un petit immeuble à revenus, comme un duplex, est un excellent moyen de se lancer en immobilier. Les revenus locatifs aident à payer l’hypothèque et à se qualifier pour un prêt plus important. Avec la récente augmentation du plafond du RAP à 60 000 $ par personne, un couple peut désormais mobiliser jusqu’à 120 000 $ de leurs REER pour la mise de fonds, une somme qui rend l’acquisition d’un plex beaucoup plus réaliste. C’est un changement de paradigme majeur pour les premiers acheteurs au Québec.
Pour un duplex dont vous occupez un des logements, la mise de fonds minimale requise est de 10%, et non 20% comme pour un immeuble purement locatif. Sur un duplex de 700 000 $, cela représente 70 000 $. Le RAP de 120 000 $ couvre donc amplement ce besoin et peut même servir à payer les frais de clôture (taxe de bienvenue, notaire) ou à financer des rénovations immédiates. Les banques prendront en compte une partie des revenus locatifs futurs pour calculer votre capacité d’emprunt, ce qui augmente considérablement le montant que vous pouvez vous permettre.
Pour maximiser vos chances, votre stratégie doit intégrer plusieurs éléments clés :
- Évaluation des revenus locatifs : Obtenez une estimation réaliste des loyers potentiels auprès d’un courtier immobilier pour solidifier votre dossier de prêt.
- Mise de fonds stratégique : Déterminez si vous visez le minimum de 10% ou si vous pouvez atteindre 20% pour éviter l’assurance SCHL, en utilisant votre RAP combiné.
- Qualification hypothécaire : Travaillez avec un spécialiste hypothécaire qui comprend les subtilités du financement des plex et saura présenter votre dossier sous son meilleur jour.
- Planification fiscale : Anticipez les implications fiscales des revenus locatifs. Vous pourrez déduire une portion de vos dépenses (taxes, assurances, intérêts hypothécaires) de vos revenus imposables.
Le RAP devient ainsi non seulement un outil d’accession à la propriété, mais aussi un tremplin vers l’investissement immobilier.
L’erreur de devenir propriétaire 30 jours trop tôt qui annule votre droit au RAP
Le diable est dans les détails, et avec le RAP, une simple erreur de calendrier peut vous coûter des dizaines de milliers de dollars. La règle la plus stricte et la moins connue est celle des 30 jours. Pour être admissible au RAP, vous ne devez pas être propriétaire de la résidence principale dans laquelle vous habitez durant la période qui commence le 30e jour avant le retrait de vos REER et qui se termine au moment du retrait. En clair, si vous retirez vos fonds le 15 juin, vous ne deviez pas être propriétaire habitant entre le 16 mai et le 15 juin.
L’erreur classique est de confondre la date de l’offre d’achat et la date de signature chez le notaire. Le titre de propriété est transféré au moment de la signature de l’acte de vente. Si vous signez l’acte de vente le 1er juin et que vous retirez vos fonds du REER pour le RAP le 15 juin, vous êtes déjà propriétaire depuis 14 jours. Votre retrait devient donc non admissible, et la totalité de la somme retirée sera ajoutée à votre revenu imposable pour l’année. Un retrait de 60 000 $ pourrait ainsi générer une facture fiscale de plus de 25 000 $ ! La solution est simple : assurez-vous de faire le retrait de vos REER avant la date de signature chez le notaire.
Une autre condition de temps concerne la réutilisation du RAP. Pour redevenir admissible, par exemple après avoir vendu une propriété, il faut respecter une période d’attente. Les critères de l’ARC, rapportés par des sources comme le Fonds FTQ, stipulent qu’il faut attendre 4 années civiles complètes sans être propriétaire de sa résidence principale. Par exemple, si vous vendez votre maison en 2024, vous ne redeviendrez admissible qu’à partir du 1er janvier 2029.
La planification minutieuse de votre calendrier est aussi importante que l’accumulation des fonds eux-mêmes.
Quand pouvez-vous « Rapper » une deuxième fois après un divorce ?
La rupture d’un mariage ou d’une union de fait est une situation de vie complexe qui a des incidences fiscales précises, notamment sur le RAP. Heureusement, le législateur a prévu une exception importante à la règle de « l’acheteur d’une première habitation ». Une personne qui se sépare peut être autorisée à utiliser le RAP une seconde fois pour racheter une propriété, même si elle ne remplit pas le critère des quatre années sans être propriétaire.
Cette règle est clairement définie, comme le souligne le Centre de fiscalité CFFP de l’Université de Sherbrooke dans son analyse. La condition principale est de vivre séparément de l’ex-conjoint depuis au moins 90 jours au moment du retrait, en raison de la rupture de l’union. Comme l’explique le CFFP :
Pour les retraits au titre du RAP effectués après 2019, il n’est pas interdit à un particulier de participer au RAP parce qu’il ne respecte pas le critère de l’acheteur d’une première habitation, pourvu qu’il vive séparément de son époux ou conjoint de fait pendant au moins 90 jours en raison de l’échec de leur mariage ou de leur union de fait.
– Centre de fiscalité CFFP, Guide des mesures fiscales – RAP
De plus, si vous rachetez la part de votre ex-conjoint dans la maison familiale, vous devez avoir remboursé intégralement tout solde RAP précédent. Si vous achetez une nouvelle propriété, le solde de votre RAP précédent n’affecte pas votre droit à un nouveau RAP, mais vous devrez continuer à rembourser les deux. Le suivi de ces échéances est primordial.

Cette illustration symbolise l’importance de la chronologie : la date de séparation, la période de 90 jours, et la planification du rachat sont des jalons critiques pour redevenir admissible au RAP dans ce contexte particulier.
Cette exception est un filet de sécurité financier important pour permettre à chacun de repartir du bon pied après une rupture.
Comment réduire vos impôts de 30% grâce aux fonds de solidarité (FTQ/Fondaction) ?
Au Québec, les fonds de travailleurs comme le Fonds de solidarité FTQ et Fondaction offrent un avantage fiscal unique et puissant, qui peut être directement intégré à votre stratégie de mise de fonds. Le mécanisme est doublement avantageux : non seulement votre cotisation est déposée dans un REER (ce qui réduit votre revenu imposable), mais vous recevez en plus des crédits d’impôt non remboursables. C’est une double économie fiscale sur la même somme investie.
Concrètement, pour chaque dollar investi, vous bénéficiez de crédits d’impôt qui totalisent 30%. Selon les paramètres officiels du Fonds FTQ, cela représente 15% au provincial et 15% au fédéral. Sur une cotisation annuelle maximale de 5 000 $, cela équivaut à un crédit d’impôt total de 1 500 $. Cet argent, qui serait autrement allé aux gouvernements, vous revient directement. De plus, la cotisation de 5 000 $ vient réduire votre revenu imposable, générant un remboursement REER supplémentaire qui peut atteindre plus de 2 000 $ selon votre taux marginal d’imposition.
La synergie avec le RAP est évidente. Vous pouvez cotiser à un fonds de travailleur, bénéficier des généreux crédits d’impôt et du remboursement REER, puis, après le délai requis, retirer ces mêmes fonds via le RAP pour votre mise de fonds. C’est l’une des façons les plus rapides et fiscalement efficaces d’accumuler du capital au Québec. Les fonds sont généralement immobilisés pour une certaine période, mais l’achat d’une première propriété est l’une des conditions qui permettent un retrait anticipé. C’est un maillon essentiel de l’écosystème de la mise de fonds québécoise.
Cet outil est un parfait exemple de la manière dont une bonne connaissance des spécificités fiscales locales peut faire une énorme différence.
Faut-il vider vos REER pour atteindre le 20% de mise de fonds ?
La barre des 20% de mise de fonds est souvent vue comme un objectif absolu pour éviter de payer l’assurance prêt hypothécaire (communément appelée l’assurance SCHL). Cette obsession peut pousser certains acheteurs à prendre une décision coûteuse à long terme : vider la quasi-totalité de leurs REER. C’est souvent un mauvais arbitrage financier. Il faut comparer le coût de l’assurance SCHL, payée une seule fois et intégrée à l’hypothèque, à la perte de rendement à long terme d’un REER amputé de ses fonds.
L’argent dans un REER bénéficie de la magie des rendements composés à l’abri de l’impôt. Un montant de 50 000 $ retiré aujourd’hui aurait pu devenir plusieurs centaines de milliers de dollars à la retraite. En comparaison, le coût de l’assurance SCHL est fixe. Par exemple, pour une propriété de 500 000 $ avec une mise de fonds de 5% (25 000 $), la prime SCHL serait d’environ 19 000 $. Payer 19 000 $ pour conserver 75 000 $ de plus dans votre REER (pour atteindre les 20%, soit 100 000 $) qui continueront de croître est presque toujours le meilleur calcul financier sur le long terme.
La décision de liquider ses REER au-delà du montant du RAP est d’autant plus discutable que le REER représente une part massive de la planification de la retraite au Québec. La deuxième plus grande dépense fiscale du gouvernement québécois, après les régimes de pension, est liée aux déductions REER, ce qui souligne son importance systémique. Retirer ces fonds prématurément, en payant de l’impôt au passage, va à l’encontre de l’objectif même du régime.
L’assurance SCHL n’est pas une « pénalité », mais un outil qui peut vous permettre de devenir propriétaire plus rapidement tout en préservant votre épargne-retraite.
Les points essentiels à retenir
- Le prêt REER n’est pas une dette, mais une manœuvre pour transformer votre futur retour d’impôt en mise de fonds immédiate.
- Le remboursement du RAP n’est pas une fatalité; c’est un arbitrage stratégique à évaluer chaque année en fonction de votre situation fiscale.
- L’écosystème RAP + CELIAPP + Fonds FTQ est la combinaison la plus puissante au Québec pour optimiser fiscalement l’accumulation d’une mise de fonds.
Comment accumuler 40 000 $ à l’abri de l’impôt pour votre première maison avec le CELIAPP ?
Lancé en 2023, le Compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété (CELIAPP) est rapidement devenu un pilier de la planification. Il combine le meilleur des deux mondes : comme un REER, vos cotisations sont déductibles de votre revenu imposable; comme un CELI, les retraits (capital et rendements) sont non imposables s’ils sont utilisés pour l’achat d’une propriété admissible. C’est l’outil d’épargne par excellence pour une mise de fonds. Sa popularité est fulgurante : les données du ministère des Finances montrent que 600 100 Canadiens ont ouvert un CELIAPP dès sa première année d’existence.
Les règles sont simples mais puissantes : vous pouvez cotiser jusqu’à 8 000 $ par année, avec un plafond à vie de 40 000 $ par personne. Pour un couple, cela représente un potentiel d’accumulation de 80 000 $, plus les rendements, entièrement à l’abri de l’impôt. La stratégie d’optimisation est claire :
- Maximiser les cotisations : Essayez de cotiser le maximum de 8 000 $ chaque année pour atteindre le plafond de 40 000 $ en 5 ans.
- Déductions reportables : Si vous n’avez pas besoin de la déduction fiscale une année donnée (revenu faible), vous pouvez reporter l’utilisation de cette déduction à une année future où votre revenu sera plus élevé, maximisant ainsi l’économie d’impôt.
- Combiner avec le RAP : Oui, vous pouvez utiliser le RAP et le CELIAPP pour le même achat ! Un couple peut donc retirer 80 000 $ (plus rendements) de son CELIAPP et 120 000 $ de son REER via le RAP, mobilisant ainsi plus de 200 000 $ pour leur mise de fonds.
Le CELIAPP a une durée de vie maximale de 15 ans. Si vous ne l’utilisez pas pour acheter une maison, les fonds peuvent être transférés dans votre REER sans impacter vos droits de cotisation. Il n’y a donc aucun risque à ouvrir et à cotiser à un CELIAPP. C’est la pierre angulaire de toute stratégie moderne d’accession à la propriété au Québec.
Pour mettre en place cette ingénierie fiscale et orchestrer parfaitement le RAP, le CELIAPP et les autres outils, l’étape suivante consiste à obtenir une analyse personnalisée auprès d’un planificateur financier ou d’un spécialiste hypothécaire qui maîtrise ces stratégies.
Questions fréquentes sur les délais et conditions du RAP
Quand débute exactement la période de 30 jours avant l’achat?
La période commence à la date de signature de l’acte de vente chez le notaire, non à la date de l’offre d’achat acceptée. C’est le moment du transfert de propriété qui compte.
Que faire si j’ai déjà retiré mes REER mais l’achat est reporté?
Vous avez jusqu’au 1er octobre de l’année suivant le retrait pour devenir propriétaire et occuper la résidence. Si ce n’est pas le cas, vous devrez soit annuler votre participation au RAP (si possible), soit inclure les montants retirés dans votre revenu.
Mon conjoint est propriétaire, suis-je admissible?
Si vous vivez dans la propriété de votre conjoint (qui est sa résidence principale), vous êtes considéré comme propriétaire occupant et vous perdez votre admissibilité au RAP, même si votre nom n’est pas sur l’acte de vente.