Publié le 17 mai 2024

Contrairement à la croyance populaire, le régime public québécois ne couvre pas tout : un diagnostic de cancer peut rapidement entraîner des dizaines de milliers de dollars de dépenses imprévues.

  • L’assurance maladie grave offre un chèque non imposable pour couvrir ces coûts invisibles et protéger votre épargne.
  • Ce capital vous redonne un contrôle total sur vos choix, indépendamment de votre capacité à travailler ou non.

Recommandation : Anticiper est la clé. Une stratégie bien pensée permet non seulement de vous protéger, mais aussi de récupérer 100 % de vos primes si vous restez en bonne santé.

Recevoir un diagnostic de cancer est un choc qui bouleverse une vie. Au-delà de l’épreuve émotionnelle et physique, une autre angoisse s’installe rapidement, plus silencieuse mais tout aussi pesante : l’impact financier. Beaucoup de Québécois pensent, à juste titre, être bien protégés par la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ). On s’imagine que les traitements majeurs sont couverts, et c’est en grande partie vrai. Mais cette confiance, si elle est réconfortante, masque une réalité financière bien plus complexe.

Le système public est le socle de nos soins, mais il ne couvre pas les innombrables coûts périphériques qui peuvent transformer une épreuve de santé en gouffre financier. On pense aux médicaments non remboursés, aux thérapies complémentaires, à la perte de revenu du conjoint qui devient proche aidant, ou simplement aux frais de déplacement et de stationnement qui s’accumulent. Face à cela, la question n’est plus seulement « comment vais-je guérir ? », mais devient « comment allons-nous passer au travers sans tout perdre ? ».

Et si la véritable clé n’était pas de subir la situation, mais de reprendre le contrôle ? L’assurance maladie grave n’est pas une simple indemnité, c’est un outil de souveraineté personnelle. Elle vise à vous remettre un capital, un chèque non imposable, vous donnant les moyens de prendre les meilleures décisions pour vous et votre famille, sans que l’argent ne soit un facteur de stress supplémentaire. Cet article vous expliquera en détail pourquoi cette protection est essentielle, comment elle fonctionne concrètement, les pièges à éviter, et comment vous pouvez la mettre en place pour protéger ce que vous avez de plus précieux : votre tranquillité d’esprit.

Pour naviguer cette épreuve avec sérénité, il est crucial de comprendre les enjeux financiers, le fonctionnement des protections et les étapes concrètes pour sécuriser votre avenir. Cet article est structuré pour vous guider pas à pas à travers ces éléments essentiels.

Pourquoi le traitement du cancer peut vous coûter 20 000 $ de votre poche au Québec ?

L’une des idées reçues les plus tenaces au Québec est que notre système de santé public nous met entièrement à l’abri des conséquences financières d’une maladie grave. Si la RAMQ couvre la majorité des frais hospitaliers et médicaux, elle laisse un vide important que de nombreuses familles découvrent avec stupeur. Les coûts indirects et les frais non remboursés peuvent rapidement s’accumuler et créer une pression financière immense.

En réalité, le fardeau financier est bien réel. Un rapport récent de la Société canadienne du cancer révèle qu’un patient atteint de cancer au Canada peut débourser en moyenne 33 000 $ de sa poche durant son parcours de soins. Ces dépenses ne concernent pas les chirurgies ou les traitements de chimiothérapie à l’hôpital, mais tout ce qui gravite autour.

Comme le souligne un patient dans un article de La Presse, de nombreux frais ne sont pas couverts, incluant certains médicaments à prendre à la maison, des séances de physiothérapie pour la réadaptation, ou même des crèmes spécifiques pour gérer les effets secondaires des traitements. À cela s’ajoutent les frais de déplacement, le stationnement à l’hôpital (qui peut coûter une petite fortune), l’adaptation du domicile, ou encore l’aide domestique. C’est la somme de ces « petites » dépenses qui fait exploser le budget familial, à un moment où la capacité à générer des revenus est souvent réduite.

Cette réalité financière souligne l’importance d’un « capital de convalescence ». Il ne s’agit pas de doubler le système public, mais de créer un coussin de sécurité pour absorber ces chocs financiers, vous permettant de vous concentrer exclusivement sur votre guérison, sans avoir à compter chaque dollar.

Pourquoi l’assurance maladie grave paie même si vous retournez travailler le lendemain ?

Voici un point fondamental qui distingue l’assurance maladie grave de l’assurance invalidité : la prestation n’est pas conditionnelle à une perte de revenus ou à une incapacité de travailler. Le principe est basé sur le diagnostic. Une fois qu’une maladie couverte est diagnostiquée par un spécialiste et que la période de survie est passée, l’assureur vous verse le montant forfaitaire prévu, entièrement net d’impôt.

Cette distinction est cruciale, car elle vous offre une autonomie décisionnelle totale. Vous pourriez recevoir un diagnostic de cancer à un stade précoce, subir une intervention chirurgicale mineure et être apte à reprendre le travail rapidement. Pourtant, le chèque de 50 000 $ (ou tout autre montant souscrit) vous sera quand même versé. Cet argent devient alors un puissant levier pour organiser votre convalescence et votre vie comme vous l’entendez.

Ce capital de convalescence peut être utilisé en toute liberté pour :

  • Payer des traitements novateurs non couverts par la RAMQ, que ce soit au Canada ou à l’étranger.
  • Compenser la perte de salaire de votre conjoint(e) qui souhaite prendre un congé pour vous soutenir.
  • Protéger votre épargne-retraite (REER) et vos placements en évitant d’y piocher en cas de besoin.
  • Financer des thérapies complémentaires comme la naturopathie, l’acupuncture ou le soutien psychologique pour améliorer votre bien-être.
  • Simplement prendre une pause, réduire votre charge de travail ou réorienter votre carrière sans pression financière.

Ce chèque est un symbole de liberté. Il vous redonne le pouvoir à un moment où la maladie semble vous le retirer.

Remise symbolique d'un chèque d'assurance maladie grave à un patient au Québec

Comme cette image le suggère, la remise de ce capital est un moment charnière. Il ne s’agit pas seulement d’argent, mais d’une ressource stratégique qui vous permet de passer du statut de patient à celui d’acteur principal de votre rétablissement, en vous donnant les moyens de vos choix.

Assurance maladie grave pour enfant : est-ce un luxe ou une nécessité à 15 $/mois ?

Penser à la maladie grave d’un enfant est sans doute la chose la plus difficile pour un parent. L’idée de souscrire une assurance pour une telle éventualité peut sembler pessimiste, voire être perçue comme un luxe. Pourtant, lorsqu’on analyse la situation, cette protection s’avère être un filet de sécurité pragmatique et étonnamment abordable.

Le coût mensuel d’une assurance maladie grave pour un enfant est souvent minime, parfois l’équivalent de quelques cafés ou d’un abonnement à un service de streaming. C’est une dépense qui se fond dans le budget familial, mais dont l’impact en cas de besoin est incommensurable.

Pour mettre les choses en perspective, comparons ce coût à d’autres dépenses courantes pour un enfant au Québec.

Comparaison du coût mensuel avec d’autres dépenses courantes
Dépense Coût mensuel moyen Valeur/Protection
Assurance maladie grave enfant 15-20 $ Protection jusqu’à 100 000 $ en cas de maladie
Abonnement streaming (Netflix) 16,49 $ Divertissement
2 cafés par semaine 40 $ Consommation
Forfait cellulaire enfant 35 $ Communication

La vraie valeur de cette assurance ne réside pas dans le remplacement d’un revenu que l’enfant n’a pas, mais dans la protection du revenu des parents. Comme le résume parfaitement Élodie, spécialiste en finances personnelles chez HelloSafe Canada :

L’assurance ne sert pas à remplacer le revenu de l’enfant, mais celui du parent qui doit inévitablementarrêter de travailler pour s’en occuper.

– Élodie, HelloSafe Canada

Recevoir un capital de 50 000 $ ou 100 000 $ permet à l’un des deux parents, ou aux deux, de prendre un congé sans solde pour être au chevet de leur enfant, de couvrir les frais de déplacement si les soins sont dans une autre ville, et d’accéder aux meilleurs spécialistes sans que l’argent ne soit un obstacle. C’est un acte de prévoyance qui protège la stabilité financière de toute la famille.

L’erreur de penser que le chèque arrive le jour même du diagnostic

Dans l’imaginaire collectif, l’assurance maladie grave est synonyme de rapidité : on reçoit un diagnostic, et l’argent est versé. En tant que conseiller, mon rôle est d’être transparent et de gérer les attentes. La réalité est qu’il existe un processus et des délais. Connaître cette chronologie est essentiel pour planifier adéquatement et éviter les mauvaises surprises.

Le versement n’est pas instantané. Plusieurs étapes administratives et contractuelles doivent être respectées. Voici une chronologie typique d’une réclamation au Québec, de la journée du diagnostic à la réception du chèque :

  1. Jour 1 : Le diagnostic de la maladie grave couverte est posé par un médecin spécialiste.
  2. Jour 1-7 : Vous ou votre conseiller contactez la compagnie d’assurance pour ouvrir un dossier de réclamation.
  3. Semaines 2-3 : C’est la phase de collecte des documents. L’assureur vous demandera de fournir les preuves médicales, comme le rapport de pathologie, et de remplir divers formulaires.
  4. Jour 30 : C’est une étape cruciale. La plupart des contrats incluent une période de survie, ce qui signifie que la personne assurée doit survivre 30 jours après la date du diagnostic pour que la prestation soit payable.
  5. Semaines 5-6 : Une fois tous les documents reçus et la période de survie terminée, l’assureur analyse le dossier, ce qui prend généralement quelques jours ouvrables.
  6. Semaine 6-7 : Si la demande est approuvée, l’émission du chèque est effectuée.

Le délai le plus incompressible est la période de survie, qui est habituellement de 30 jours au Canada. C’est une clause standard qui vise à distinguer les maladies graves des conditions menant à un décès très rapide, qui sont plutôt couvertes par l’assurance vie. Bien que ce délai puisse sembler long dans une période de stress, il garantit le bon fonctionnement du système. Savoir que le processus prend environ deux mois permet de mieux s’organiser financièrement en attendant le versement.

Comment récupérer 100% de votre argent si vous ne tombez jamais malade ?

C’est l’une des questions les plus légitimes que l’on se pose en envisageant une assurance : « Et si je paie toute ma vie pour rien ? » C’est une objection tout à fait normale. Heureusement, le secteur de l’assurance a développé une solution élégante et rassurante : l’avenant de remboursement des primes.

Le concept est simple. En ajoutant cette option à votre contrat d’assurance maladie grave, vous vous assurez de récupérer la totalité des primes que vous avez versées si vous n’effectuez jamais de réclamation. Concrètement, si vous payez votre contrat jusqu’à une certaine échéance (par exemple, 65 ou 75 ans) et que vous êtes resté en bonne santé, l’assureur vous rembourse 100 % de votre argent. Vous pouvez même opter pour un remboursement après une période plus courte, comme 15 ou 20 ans.

Cet avenant transforme votre police d’assurance. Elle n’est plus seulement une dépense de protection, mais devient une sorte de compte d’épargne forcé et discipliné. Vous avez le meilleur des deux mondes :

  • Si la maladie survient : Vous êtes protégé et recevez votre capital non imposable, qui aura une valeur bien supérieure aux primes payées.
  • Si la maladie ne survient pas : Vous récupérez l’intégralité de votre investissement, une somme considérable que vous pourrez utiliser pour vos projets de retraite.
Comparaison visuelle entre épargne traditionnelle et remboursement de primes d'assurance

Cette option enlève complètement la sensation de « payer dans le vide ». Que le risque se matérialise ou non, vous êtes gagnant. C’est une stratégie financière puissante qui allie protection maximale et garantie de ne pas perdre son capital. Elle offre une tranquillité d’esprit inégalée, sachant que chaque dollar versé vous sera ultimement profitable.

Pourquoi votre assureur peut vous obliger à changer de métier après 2 ans d’invalidité ?

Cette section aborde un sujet connexe mais essentiel à comprendre : la différence fondamentale entre l’assurance invalidité et l’assurance maladie grave. Beaucoup pensent que leur assurance invalidité collective est une protection absolue, mais elle contient souvent une clause qui peut devenir un piège après 24 mois.

La plupart des contrats d’assurance invalidité incluent une définition de l’invalidité qui change après deux ans. Durant les deux premières années, vous êtes généralement couvert selon la clause de « sa profession ». Cela signifie que vous recevez des prestations si vous êtes incapable d’exercer VOTRE propre métier. C’est la protection la plus forte.

Cependant, après 24 mois, la définition bascule souvent vers « toute profession ». À ce moment, l’assureur réévalue votre situation. Si vous êtes jugé apte à exercer N’IMPORTE QUEL autre emploi pour lequel vous êtes raisonnablement qualifié par votre formation ou votre expérience (même s’il est moins payant ou moins intéressant), l’assureur peut cesser vos prestations et vous obliger à vous réorienter.

C’est ici que l’assurance maladie grave devient un outil stratégique de premier plan. Le capital forfaitaire que vous recevez suite à un diagnostic de cancer peut vous donner l’oxygène financier nécessaire pour planifier votre avenir professionnel à VOS conditions. Vous pourriez utiliser cet argent pour :

  • Financer une formation et vous réorienter vers un métier qui vous passionne et qui est adapté à votre nouvelle condition, avant que l’assureur invalidité ne vous l’impose.
  • Démarrer votre propre entreprise.
  • Simplement prendre le temps de récupérer complètement avant de penser à un retour au travail.

Ce capital vous redonne le contrôle sur votre carrière, vous évitant de subir une décision imposée par un assureur. C’est un coussin qui vous permet de transformer une contrainte en une opportunité.

L’erreur de laisser plus de 10 000 $ dormir dans un compte chèque

Dans un contexte d’incertitude, il peut être tentant de conserver des liquidités importantes dans un compte chèque ou un compte d’épargne à faible rendement, comme un fonds d’urgence. Avoir 10 000 $, 20 000 $ ou plus « à portée de main » peut sembler rassurant. Cependant, cette stratégie est souvent contre-productive pour deux raisons majeures.

Premièrement, cet argent perd de sa valeur chaque jour à cause de l’inflation. Un dollar aujourd’hui achètera moins demain. Laisser une somme importante stagner est une perte de pouvoir d’achat garantie. Deuxièmement, et c’est le point crucial, cette somme est souvent dérisoire face à l’ampleur des besoins financiers qu’engendre une maladie grave. Comme nous l’avons vu, les coûts totaux du cancer pour les patients et leurs aidants sont immenses, s’élevant à des milliards de dollars annuellement à l’échelle du pays.

Plutôt que de laisser 10 000 $ dormir, une approche plus stratégique consiste à utiliser une fraction de cette somme pour acheter une protection bien plus grande. Une prime mensuelle de 50 $ à 100 $ (soit 600 $ à 1200 $ par an) peut vous donner accès à un capital non imposable de 50 000 $ ou 100 000 $. Le levier financier est énorme : pour chaque dollar de prime, vous achetez des centaines de dollars de protection.

Cette approche libère votre épargne pour qu’elle puisse être investie de manière productive dans des véhicules comme un CELI ou un REER, où elle pourra croître à l’abri de l’impôt. L’assurance maladie grave agit alors comme un rempart, protégeant ces actifs durement accumulés. En cas de diagnostic, vous utilisez le capital de l’assurance plutôt que de liquider vos placements, préservant ainsi votre plan de retraite. C’est une façon intelligente de faire travailler chaque dollar pour votre sécurité.

À retenir

  • Le coût réel du cancer au Québec dépasse largement la couverture de la RAMQ, en raison des nombreux frais indirects et non remboursés.
  • L’assurance maladie grave vous verse un capital non imposable basé sur le diagnostic, et non sur votre capacité à travailler, vous redonnant une autonomie complète.
  • Des options comme le remboursement des primes transforment cette protection en une forme d’épargne sécurisée, vous garantissant de ne pas « payer pour rien ».

Comment réussir votre examen médical pour obtenir le meilleur taux d’assurance ?

Après avoir décidé de mettre en place une protection, la dernière étape est souvent l’examen médical. Cette étape peut générer du stress, car ses résultats détermineront votre admissibilité et le coût de votre prime. Pourtant, avec une bonne préparation, vous pouvez aborder ce rendez-vous sereinement et mettre toutes les chances de votre côté pour obtenir le meilleur taux possible. Il ne s’agit pas de tricher, mais de présenter à l’assureur le portrait le plus fidèle et optimal de votre état de santé actuel.

L’infirmière ou le technicien mesurera votre tension artérielle, votre poids, votre taille, et effectuera des prélèvements sanguin et urinaire. Votre hygiène de vie récente peut influencer ces résultats. Voici comment vous préparer pour que les données recueillies soient les plus avantageuses possible.

Votre plan d’action 48 heures avant l’examen médical

  1. Éviter l’alcool : S’abstenir de consommer de l’alcool dans les 48 heures précédant le test, car il peut temporairement affecter les résultats des enzymes du foie.
  2. Limiter les stimulants : Éviter le café, les boissons énergisantes et l’exercice physique intense le matin de l’examen, car ils peuvent faire grimper artificiellement votre tension artérielle.
  3. Bien s’hydrater : Boire beaucoup d’eau la veille et le matin du rendez-vous. Une bonne hydratation facilite grandement le prélèvement sanguin.
  4. Prioriser le sommeil : Une bonne nuit de sommeil contribue à des résultats plus stables, notamment pour la tension artérielle.
  5. Être transparent : Préparez la liste de tous vos médicaments et soyez prêt à discuter de votre historique de santé avec honnêteté. Toute fausse déclaration, notamment sur le tabagisme ou l’usage de cannabis, peut entraîner l’annulation du contrat. Les assureurs ont les moyens de vérifier.

Cette préparation simple mais efficace permet de s’assurer que les résultats de votre examen ne sont pas faussés par des facteurs temporaires. C’est la dernière étape pour concrétiser votre démarche de protection et obtenir la tranquillité d’esprit que vous recherchez.

Pour que votre démarche soit un succès, il est crucial de bien aborder cette étape finale et de savoir comment vous préparer pour votre examen médical.

Mettre en place une protection financière solide est l’un des actes de prévoyance les plus importants que vous puissiez poser pour vous et votre famille. Pour évaluer comment une assurance maladie grave peut s’intégrer à votre situation personnelle et vous offrir cette souveraineté financière, l’étape la plus sage est d’en discuter avec un conseiller en sécurité financière.

Questions fréquentes sur l’assurance maladie grave et l’invalidité

Quelle est la différence entre « sa profession » et « toute profession » en assurance invalidité ?

La clause « sa profession » vous protège si vous ne pouvez plus exercer VOTRE métier spécifique. C’est la meilleure couverture, généralement active les 24 premiers mois. La clause « toute profession » signifie que l’assureur peut cesser les prestations après 2 ans si vous êtes jugé capable d’exercer N’IMPORTE QUEL autre travail correspondant à votre formation et expérience.

Comment l’assurance maladie grave peut-elle aider dans cette situation ?

Le montant forfaitaire de l’assurance maladie grave vous donne les moyens financiers de planifier une réorientation professionnelle à vos propres conditions. Vous pouvez choisir une nouvelle carrière adaptée à votre état de santé avant que la clause des 2 ans de l’assurance invalidité ne s’active et ne vous force la main.

Que se passe-t-il après 2 ans d’invalidité ?

Après 24 mois, votre assureur invalidité réévalue votre capacité de travail. S’il détermine que vous pouvez occuper un autre emploi, même différent du vôtre, il peut mettre fin à vos prestations d’invalidité, vous obligeant à retourner sur le marché du travail dans un nouveau rôle.

Rédigé par Isabelle Lefebvre, Conseillère en sécurité financière et experte en assurances de personnes. Elle se spécialise dans l'analyse des contrats d'assurance invalidité, maladies graves et vie pour les travailleurs autonomes et les familles.